CHERIKA PARLE D’EBOUE
Aux Amis…
Il me paraît intéressant de saluer la mémoire d’un des premiers Guyanais qui par sa haute compétence s’est imposé à Saclay dans l’hexagone, puis au Centre Spatial Guyanais. Son travail et sa rigueur lui ont valu les postes à responsabilité qu’il occupait. Son rayonnement sur la communauté Guyanaise de Paris a autorisé à l’époque des évènements tant sportifs que culturels dont les retentissements restent encore gravés dans les mémoires. Ce fut le cas entre autres de l’exposition : « Guyane, l’Homme, l’Or et l’Espace » dans les locaux d’Air-France Invalides à Paris, sous le parrainage d’Ariane Espace Guyane, Air France et l’aide active des artisans bijoutiers Guyanais.
De retour en Guyane, il s’est impliqué dans le débat citoyen avec son Association dédiée à la mémoire de Félix Eboué. En tant que président du « Cercle Félix Eboué », il a œuvré pour une nouvelle dénomination de l’aéroport de Cayenne. Ses efforts se sont poursuivis dans le cadre de conférences présentées au grand public et visant à restituer à Eboué, la place qu’il méritait dans l’histoire Guyanaise. Par ailleurs, il s’est appliqué avec son équipe à réaliser des interventions pédagogiques dans le Lycée qui porte le nom du gouverneur, afin d’offrir aux jeunes élèves, une meilleure connaissance de l’histoire de ce Guyanais, qui était en poste en Martinique, en Guadeloupe, puis en Oubangui Chari plus largement en Centre Afrique. Ce gouverneur, outre ses grandes qualités de développeur, de conciliateur et de meneur d’hommes, faisait œuvre de linguiste dans les postes qu’il occupait en Centre Afrique. En effet de nombreuses langues présentes sur les territoires qu’il devait gérer ne facilitaient pas toujours une communication égalitaire. C’est pourquoi avec son épouse Eugénie Tell-Eboué, il s’est ingénié à transcrire du mieux qu’il pouvait quelques langues parler sur le territoire qu’il avait en gestion. Ce gouverneur fut le premier à répondre à l’appel du Général de Gaulle et devint le chef des armées d’Afrique. Ces armées d’Afrique qi s’étaient ralliées pour la libération de la France lors de la dernière guerre mondiale. Chérika s’efforçait de montrer le formidable cheminement du jeune Eboué né à Roura et parvenant par sa volonté, son travail et sa ténacité aux plus hautes responsabilités tout en gardant sa liberté de jugement.
Yvan Chérika proposa à la ville de Cayenne des plans de restauration du monument dédié à Félix Eboué sur la place des Palmistes. Il souhaitait que cet espace revisité devienne un lieu de rencontre lors des manifestations et des hommages militaires, mais également que les jeunes y apprennent l’histoire de la Guyane et celle d’autres grands hommes qui ont marqué l’histoire de ce pays.
Par ailleurs au sein de son association, Yvan Chérika avait constitué une équipe d’adhérentes qui se rendaient dans les écoles de niveau tant primaire que secondaire pour parler de Félix Eboué et faire en sorte que le gouverneur non seulement gagne en notoriété, mais qu’il fasse partie intégrante des programmes scolaires d’Histoire de France. En effet du point de vue d’Yvan Chérika, la France lui devait cette reconnaissance. Son ami et conseiller Serge Patient qu’il rencontrait au moins une fois par mois le confortait dans cette orientation.
Alors qu’il préparait d’autres dossiers pour le compte de son association. La mort est venue brutalement l’interrompre.
C’est avec regret que le livre de ses travaux a du être refermé. Le Cercle a souhaité à l’époque à Yvan Chérika, bon repos de l’autre côté du voile en compagnie des Grands Guyanais.
Ce 21 12 2024
T I
M.RIBAL RILOS
CONTE DE MINUIT , L'AMOUR SORCIER
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Un commentaire
Myrto
Sortir du placard, des portraits d’hommes et de femmes embrumés d’oubli, pour les exposer au plein soleil de la vibrante fierté et reconnaissance d’un peuple. ce n’est pas un défi mais un devoir