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PROMIS

C’était promis, juré, craché,

non, nous ne  la ferions plus. Plus jamais cette douleur des mères accueillant des hommes  au visage amer

annonçant que le fruit de leur  chair,  gisait sans vie quelque part sur une terre sans lit, entre deux débris de verres, cela ne se fera.

Pourtant c’était juré craché promis.

NON IL N’Y EN AURAIT PLUS .

 

Entre les cils mi-clos du temps, j’ai cueilli l’histoire de ce lichen hurlant envahissant la planète bleue.

Arbres et pierres, eaux et cieux en scandale, s’étonnaient de cette engeance teigneuse. Les planètes petites et grandes convoquées

contemplaient consternées la gente orgueilleuse des faux tzars d’Est, des faux rois d’Ouest, en  rage faramineuse

Ils complotaient même contre les dieux. Les peuples peureux faisaient mine de prier pour un dénouement heureux

mais  le fragile équilibre pâtissait de leurs  folies verbeuses

Penché sur ce lichen  en folie de meurtre, les gardiens du temps regardaient les aiguilles de l’horloge des souverains belliqueux

scander pour tous et pour eux , le temps restant avant le minuit nucléaire.

 

Au cœur secret  de mon Amazonie natale , au fait du fromager dix fois dix centenaires, moi graine ailée, je sens venir ce frisson de mort.

dans l’air serein, dans la chair du vent , s’inscrit cette subtile odeur d’agonie de tous nos mondes. Mû, Atlantide, quelles nouvelles?

non je ne verrais pas mes duvets  neige légère, voler de criques en criques jusqu’à la place que lui réserve le Maître des Bois.

 

Or, depuis le fait de mon fromager, un condor royal, oiseau soleil, l’ Inti  des incas, me chuchota

“quand un monde meurt, un autre s’en vient. C’est la roue de la vie”,

PROMIS, JURE, CRACHE.